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Tour de France

C’est fini ! La société du spectacle remballe un de ses plus affligeants symboles. Le Tour est passé. Encore un vainqueur frais comme un gardon après des jours à se cramer, capable d’essorer tout le monde dans un contre-la-montre laissant comme toujours un arrière goût de suspicion. Un des spectacles les plus télévisés sur la planète. Des milliards de téléspectateurs découvrent ainsi la France, première destination touristique mondiale. Avec des milliards en jeu, on n’est pas près d’en voir la fin. Alors quand des écologistes critiquent le Tour, quand un maire le refuse dans sa ville, les médiacrates, les politicards, les spectateurs passifs et le milieu cycliste leur tombent dessus, usant  de toutes les ficelles pour les discréditer. Et le spectacle continue. Pourtant quand on fait un rapide inventaire à la Prévert en mode « de quoi le Tour de France est-il le nom ? » il ne fait aucun doute que l’humanité se porterait mieux sans.  Alors Le Tour de France c’est quoi ?
C’est la propriété d’une société privée, Amaury Sport Organisation, ASO, qui possède aussi le Paris-Dakar, une myriade d’autres compétions et le journal L’équipe. Où une société privée à but lucratif peut s’arroger le mot France (comme les miss) pour gagner de l’argent. A l’origine le Tour a été créé par un magazine « l’Auto » pour détruire le magasine « Vélo ». No comment.
Il est reconnu par l’Union cycliste internationale, UCI, entité supranationale (siège social en Suisse) qui est au sport ce que l’Union européenne est à la démocratie.
C’est une affaire d’hommes depuis plus d’un siècle. La Covid va peut-être faire sortir la femme de son rôle de potiche condamnée à embrasser le vainqueur pour peu qu’elle soir assez jolie (reconnue par un label), sous l’œil des ministres des droits de la femme et des féministes curieusement absentes. (Marlène Chiappa traitant les écolos anti Tour de « rabat-joie », la société patriarcale a encore de beaux jours devant elle)
Il est à noter que pour ne pas nuire au spectacle et à l’image internationale de la France les manifestations et contestations de tout poil sont interdites (avec la complicité des syndicats). Pour ça et pour la « sécurité » du Tour, 23000 gendarmes et policiers sont mobilisés, payés prime en sus avec les impôts.
Ce sont des routes élargies ou créées pour l »occasion, payées par la collectivité, pour passer sous les fourches caudines d’ASO qui impose son cahier des charges aux villes qui veulent en être. Ainsi le Col de la Loze cette année, qui n’était qu’un chemin de terre, a été goudronné exprès pour ce spectacle, avec en prime le président de la république venu glané quelques points de popularité tout en se prétendant écolo.
Ce sont des milliers de véhicules de tous ceux qui se pressent au bord des routes pour acclamer les coureurs, des centaines de véhicules du Tour, hélicoptères, motos, camions et ambulances avec leur consommation de pétrole et leurs résidus de pneumatiques et de particules fines. Plus les avions des touristes et  des équipes étrangères, voire des hommes politiques pressés d’en être.
C’est une caravane de sponsors distribuant des millions de cochonneries publicitaires à des badauds avilis et parfois avinés dont c’est souvent la première motivation de déplacement. Prenez Cochonou qui jette des millions de doses de saucisson issu d’élevages intensifs où on torture des porcs, parfait représentant de la malbouffe, marque mondialisée appartenant à un groupe millionnaire mexicain, utilisant des 2CV pour faire croire à un produit « bien de chez nous ». Ces mêmes badauds laissant après leur passage des tonnes de détritus et excréments qu’il appartiendra à la collectivité de nettoyer. Publicité et consommation sont les deux mamelles du capitalisme. Le Tour de France n’est qu’un vaste barnum publicitaire, pour les propriétaires d’équipes cyclistes, pour les sponsors et pour les médias.
https://www.francebleu.fr/sports/cyclisme/tour-de-france-2019-tout-savoir-sur-la-caravane-publicitaire-1561039428
C’est de tout temps une question de dopage, inhérent au sport de compétition mais avec le Tour on atteint des sommets. Dans une totale hypocrisie de l’UCI, des pouvoirs publics et des organisateurs, on laisse des hommes dans une spirale mortifère pour faire du spectacle et de l’argent. Il y aurait tant à dire. Les prochaines étapes du dopage s’appuient sur la technoscience avec des vélos à assistance électrique camouflée, des hommes augmentés avec des modifications de hanche ou de genou, des modifications génétiques pour renforcer des ligaments, accroître les capacités cardiaques ou pulmonaires et l’oxygénation du sang. https://www.youtube.com/watch?v=e0s2yo6ws9U
Coup de coude, de guidon, enfermement, insulte, menace, ou pression psychologique sont le lot commun des compétions cyclistes. Comme les autres sports de compétition, sous couvert de développer chez l’homme des qualités comme le dépassement de soi ou autre fadaise, le sport de compétition attise triche, ruse, dopage, coup bas pour ne pas perdre. Le vainqueur assoit son pouvoir avec sa victoire et crée un rapport de force dans le peloton, loin de valeurs d’entraide et du plaisir de participer. Et sans l’égalité et la fraternité de nos frontispices. Le sport de compétition inculqué dès le plus jeune âge dans un système scolaire mettant lui-aussi en avant la compétition ont en commun la fabrication de l’acceptation sociale et la reconnaissance de la hiérarchie.
Le sport de compétition en général et le Tour en particulier, digne étendard du système qui nous oppresse et nous tue à petit feu n’ont rien à faire dans un monde anticapitaliste, humaniste et écologique.
https://www.consoglobe.com/le-vrai-impact-ecologique-du-tour-de-france

 

 

 

 

Tempérance, sobriété, modération, mesure, autant de feuilles qui auraient leur place sur notre fleur.

Stephen Hawking avant de mourir en parfait techno-scientiste nous exhortait à poursuivre l’exploration spatiale et à  chercher une exoplanète  pour donner une chance à l’espèce humaine car la vie sur Terre allait devenir impossible. Alors on dépense des milliards pour une chimère ailleurs et demain quand ces milliards pourraient donner une vie acceptable ici et maintenant, pour peu que l’espèce humaine se fixe des limites.

Quand Elon Musk vante le premier implant de puce dans le cerveau d’un cochon, prémisse au transhumanisme tout comme les modifications génétiques (transgenèse, mutagenèse et ré-encodage).

Bernard Arnaud, 100 milliards de patrimoine en vendant du luxe, possède un yacht à 52 millions d’euros qu’il a ancré à Cannes cet été.

Le yacht appartenant à Sonata Yachting Limited serait Symphonie, une unité de 101 mètres sortie du chantier Van Lent en 2015. Précisons que Van Lent évolue au sein de la galaxie LVMH…

Symphonie accueille 16 passagers dans 8 cabines. L’équipage compte 27 personnes… Propulsé par 4 moteurs, le bateau peut filer à une vitesse de pointe de 40 km/h. A une vitesse de croisière de 30 km/h, Symphonie est capable de parcourir 5.500 miles nautiques grâce un réservoir de 256.000 litres de fuel…