Présentation du Ring

Origine

Le Ring est né en 2013 de la volonté d’agir sur notre territoire face à la mondialisation et ses ravages. Si tout nous échappe, si nous ne pouvons nous opposer à la marche forcée du capitalisme, il reste un domaine où nous avons encore la main : le consumérisme. Nous pouvons encore choisir ce que nous achetons et où nous l’achetons dans beaucoup de domaines, au premier rang desquels notre alimentation.

Objectif

 

Le Ring est une coopérative alimentaire qui a deux objectifs :
1. Aider en priorité des producteurs locaux travaillant en bio à vendre leur production,
2. Servir de plateforme pour que les adhérents trouvent en un même point une offre complète : fruits, légumes, viande, œufs, produits laitiers, pain, boissons…

Le Ring est une coopérative qui propose des produits respectant un ou plusieurs de ces critères : bio,bons,  en circuit court, local, de saison, frais, issus d’une économie équitable, de première nécessité,  accessibles à tous et bien sûr goûteux.

Le choix du nom

La coopérative est née d’une réflexion : « l’achat responsable est un combat ».

    • Parce qu’il faut se battre au quotidien pour bien manger sans nuire, à soi, à sa famille et à l’environnement. Un cancer sur deux est dû à notre alimentation.
    • Parce qu’il faut se battre contre ses habitudes, la facilité, les sollicitations consuméristes, la tentation des grandes surfaces…

      Si l’achat responsable est un combat, alors le nom du  Ring s’impose.

      Une coopérative

      Nous avons choisi d’être en COARLV, statut qui relève de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). C’est une SARL en coopérative à capital variable qui garantit à ses adhérents :

      – une démocratie participative sur le principe « un homme, une voix »
      – une activité sans but lucratif

       

      Choix des produits

      Pour simplifier, nous présentons Le Ring comme une « coopérative alimentaire », mais nous proposons aussi du non alimentaire avec déjà un espace droguerie et la volonté d’offrir à terme tous les produits dit de première nécessité, l’objectif étant de se passer de la grande distribution mortifère.

      Un produit est retenu si :

      • il est bon, au goût et pour la santé de tous les intervenants et de la planète.
      • la fabrication, le conditionnement et le recyclage sont acceptables.
      • il rémunère justement le fabricant.

      Ce qui conduit à ces critères de sélection : bio, circuit court, local, de saison, économie équitable, prix juste.

       

      Circuit court

      Le circuit court est par définition un circuit de commercialisation avec un intermédiaire maximum entre le fabricant ou producteur et le consommateur. L’idée étant de diminuer les coûts et d’éviter des intermédiaires sans réelle valeur ajoutée.
      Ce terme circuit court fait aussi penser à un produit fabriqué à une courte distance : on retient les deux acceptations !

       

      Local

      Nous cherchons en priorité des producteurs locaux, dans un rayon de cinquante kilomètres environ, pour diminuer les frais de port et l’impact écologique des camions. Le terme local pose toutefois problème avec des producteurs qui mettent en avant leur caractère local, en particulier dans des magasins de producteurs, sous entendant de bonnes pratiques, alors qu’ils nous empoisonnent allègrement ! De nombreux consommateurs se laissent abuser par ce mot, mis en avant sur des marchés, dans des magasins de producteurs ou sur des points de vente en ferme, confondant local et bio. Cette confusion est souvent entretenue par ces producteurs qui, à question posée sur l’usage de pesticides, disent qu’ils en utilisent le moins possible ou en usage « raisonné »… Flou artistique à leur seul profit. Acheter en local à celui qui empoisonne l’air, l’eau et la terre sur laquelle on vit est pour le moins inconséquent. Alors que justement on peut profiter de la proximité pour interpeller le producteur sur ces pratiques qui, rappelons-le, produisent cancers, asthmes, allergies, troubles divers liés aux perturbateurs endocriniens dont l’autisme etc.
      Nous préférons donc acheter nos produits plus loin mais sans danger pour nous et notre famille, tout en cherchant, par le volume et le potentiel de la coopérative, à peser sur un producteur local pour qu’il change ses pratiques plutôt que de le cautionner.

      Saison

      Se réapproprier l’acte d’achat, face à une folle mondialisation, un consumérisme sans limite et un environnement saccagé, c’est déjà respecter la saisonnalité des produits. Pas de fraises en hiver !

       

      Bio

      Nous avons du mal avec l’appellation Bio aujourd’hui largement dévoyée. C’est une large question qui nécessite un autre espace de développement que ces quelques lignes.
      Si les critères ne sont pas les mêmes dans tous les pays et si certains utilisent des intrants interdits dans d’autres,
      Si les labelliseurs deviennent millionnaires, voir le conflit récent chez Ecocert,
      Si celui qui fait bien, bio donc, doit payer pour le prouver alors que celui qui nous empoisonne touche des subventions pour le faire,
      Si le bio de grande surface est aussi intensif, en terre et en eau, que le conventionnel,
      Si les hommes sont aussi exploités qu’en traditionnel, avec des néo esclaves dans les deux cas,
      Si les animaux subissent des conditions aussi indignes en se distinguant seulement par leur alimentation dite bio,
      Si les aides versées au conventionnel masquent le coût réel, les externalités, avec en plus la pressurisation des producteurs par un cartel de grande distribution,
      Si on trouve du bio maintenant dans le low-cost,
      Si les magasins bio fonctionnent avec les mêmes pratiques que la grande distribution, à commencer par une structure capitalistique,
      Si avec tout ça le produit bio est une préoccupation de classes moyennes voire supérieures…
      Il nous semble que le vrai combat est celui du naturel, plus que le bio dévoyé. Plus que le bio qui existe à côté du non bio avec de nombreuses ressemblances.
      Alors bien sûr nous avons de nombreux produits labellisés bio, avec une préférence pour « nature et progrès » ou « Demeter », mais n’excluons pas le producteur « naturel » tout en refusant le « raisonné » émanant de la FNSEA.

      Commerce équitable

      Le combat pour une alimentation saine, respectueuse de l’homme et de la planète, intègre la dimension du commerce équitable, nord-sud et nord-nord. Comme pour le bio, c’est un terme polémique. Que les deux soient aujourd’hui présents dans la grande distribution en dit long…

      L’objectif est d’être sûr que le produit acheté fait vivre dignement le producteur sans enrichir à millions le distributeur, voilà qui devrait être la règle commune…

      Nous prônons une transparence d’étiquette.

       

      Prix juste

      Parmi les problèmes que pose notre modèle de société, il y a la pression financière sur les producteurs, face à une grande distribution qui nous martèle ses deux injonctions schizophrènes : pouvoir d’achat et prix bas. Contre le juste prix, en réalité injuste, nous optons pour le prix juste.

      Celui qui essaye de bien faire, producteur ou distributeur :

      • s’expose à d’avantage de critiques que l’agriculteur intensif ou la grande distribution auxquels on prête toutes les excuses.
      • doit payer des labels et se justifier continuellement alors que celui qui pollue, tue, détruit, saccage, peut le faire en toute impunité et gratuitement, c’est la collectivité qui paye.
      • s’inscrit en marge de la société et souffre financièrement.

      Alors il faut se battre. Et pour commencer, monter sur Le Ring.